Le Comportement Alimentaire du
Chat
Merci à
Cédric GIRARD de la
chatterie koolkat pour cet article
On a souvent tendance à croire que le chat domestique comme les grands
félins (lions, tigres...) a tendance à faire de gros repas irrégulièrement.
Pourtant, un chat domestique doit consommer environ 12 souris et donc faire
12 repas pour satisfaire ses besoins alimentaires quotidiens.
Lorsqu'on donne à des chats des aliments commerciaux en libre service,
ceux-ci ont tendance à faire 10 à 20 repas répartis de
manière égale entre le jour et la nuit. Les repas sont légèrement
plus importants chaque fois que la nourriture est renouvelée. Lorsque
la distribution d'aliment est limitée dans le temps, les chats s'adaptent
rapidement et consomment de plus gros repas.
Un chat arrêtera de manger pour tuer un rat. Son comportement prédateur
prend donc le dessus sur son comportement alimentaire.
En règle générale, les chats aiment la variété
des goûts. En situation de stress par contre, ils ont tendance
à refuser la nouveauté. Il faut en tenir compte chaque fois que
l'on place un chat en situation de stress (par exemple l'arrivée d'un
nouveau chat, mise en pension ou changement de logement). Un changement
brutal d'alimentation peut néanmoins constituer un stress et doit être
progressif.
Les chats préfèrent manger dans un endroit calme et propre. Le
bol doit être éloigné de la litière. Si dans un élevage
les animaux ne sont pas logés de façon individuelle, il est préférable
de distribuer l'aliment dans plusieurs récipients afin d'éviter
les conflits de hiérarchie.
Les facteurs d'appétence chez les chats sont les "digests"
de protéines, les extraits de viande, les acides aminés et les
graisses animales. Ce sont les arômes naturels utilisés en enrobage
sur les croquettes ou mélangés dans les boîtes pour encourager
l'appétit des chats. Contrairement aux chiens, les chats ne sont
pas sensibles au goût sucré.
L'odeur de l'aliment a beaucoup d'importance pour les chats et ceux-ci passent
beaucoup de temps à sentir leur nourriture avant de la manger. L'encombrement
des cavités nasales lors d'un rhume peut expliquer une franche diminution
de la consommation. La texture (dureté, croquant...) de l'aliment est
aussi importante pour les chats. Contrairement au chien, le chat aura tendance
à mâcher son aliment plutôt qu'à l'engloutir. Enfin,
les chats sont indifférents à la couleur des aliments.
La prise d'aliment par les chatons sera influencée par leur mère
par mimétisme. C'est au moment du sevrage que le chaton développera
ses préférences pour certains goûts, odeurs et textures.
Il est donc important d'exposer les chatons dès le sevrage aux types
d'aliment que l'on veut lui faire ingérer dans le futur.
Si le chat refuse de s'alimenter le problème peut être
:
• le chat lui-même : chat difficile, maladie, stress
(nouvelle maison, arrivée d'un autre chat...)
• l'environnement : trop bruyant, trop chaud, trop sale,
mauvaises odeurs
• l'aliment : aliments oxydés (rances), moisissures,
ainsi que texture, variété, goût auquel le chat n'est
pas habitué.
Le recours à l'alimentation ménagère est toujours
possible, en suivant une démarche rigoureuse en matière
de répartition nutritionnelle.
Source : "Guide de
l'élevage félin", éditions "Royal Canin"
Mentions pour cet article: © Copyright 2002
Cédric GIRARD
de la
chatterie KOOLKAT