..."
Nous pensons qu’il est important pour l’avenir
du Maine coon de travailler à
maintenir et améliorer sa base génétique, pour éviter les problèmes liés à une
trop forte consanguinité. Beaucoup de chats du Maine sont à l’origine de la race
du Maine coon, et il y a beaucoup de lignées « de fondation » (c’est-à-dire dont
on connaît le chat fondateur), mais à cause de la compétition pour obtenir les
plus beaux chats sur plusieurs générations, certaines lignées ont été trop
utilisées, et d’autres ont presque disparu. Aujourd’hui environ 70% du
pool génétique global du Maine Coon provient de seulement
5 chats fondateurs ! Il
est évident que cette situation est désastreuse. Nous essayons donc de réduire
dans nos pédigrés non seulement le pourcentage des deux chats de fondation les
plus courants, mais aussi les autres. Nous y parvenons en travaillant avec ce
qui reste des lignées les plus anciennes, et en introduisant des lignées
nouvelles fondées aux USA, dans le
Maine.
Les 5 chats à l’origine de nos Maine Coons
d’aujourd’hui ont vécu dans les années 1960 et 1970 et sont :
- Andy katt of Heidi ho, mâle (constitue
environ 20% du pool génétique d’aujourd’hui)
- Bridget Katt of Heidi Ho, femelle (20% du
pool génétique d’aujourd’hui)
- Dauphin de France of Tati-Tan, mâle,
(15% du pool génétique d’aujourd’hui)
- Tatiana of Tati-Tan, femelle (8% du pool
génétique d’aujourd’hui)
- Smokie Joe of Whittemore, mâle, (7% du
pool génétique d’aujourd’hui )
Ces 5 chats sont couramment appelés les « top
5 ». Le calcul de leur pourcentage dans un pédigré est un des outils
utilisés pour évaluer l’intérêt d’un pédigré du point de vue de la diversité
génétique. Le pourcentage des deux chats les plus courants : Andy Katt of
Heidi Ho et Bridget Katt of Heidi Ho est couramment appelé "le
pourcentage d’Heidi Ho", ou Top 2.
Nous calculons aussi, dans un pédigré, le
pourcentage des « clones ». Les
chatons de Heidi Ho Sonkey Bill et Tanstaafl Polly Adeline of Heidi Ho sont nés
dans les années 1979-1982. Ils étaient tous tellement semblables, qu’un juge
s’en est étonné et a demandé comment l’éleveur faisait pour obtenir une telle
similitude : « est-ce que vous les clonez ? » a-t’elle demandé. Et depuis, ces
frères et sœurs sont surnommés « les clones » par les éleveurs de Maine Coons.
Ces clones ont eu beaucoup de succès dans les shows, et la plupart des éleveurs
ont voulu un ou deux de ces clones pour améliorer leurs lignées. Puis beaucoup
d’entre eux ont fait des croisements consanguins à partir de ces clones et de
leurs descendants pour obtenir des chats encore plus beaux. Aujourd’hui environ
35% du pool génétique du Maine Coon provient de ces frères et sœurs que nous
appelons les clones. Vous pouvez en savoir plus en allant sur le
Maine Coon Heritage Site (en
anglais, traduction française en cours).
Pour calculer les pourcentages des Top 2, Top 5 et
Clones dans vos pédigrés, ainsi que le degré de consanguinité, vous avez accès
(gratuitement) à la
Maine Coon database,
base de donnée internationale en ligne, élaborée par Ulrika Olsson. Cette
base de donnée vous permet aussi de calculer ces pourcentages pour des "couples"
fictifs que vous souhaitez étudier. Le mode d'emploi en français est accessible
via la page d'accueil.
"...
(par Ulrika Olsson, chatterie S*Ylletrollets,
Suède)